JS et Ley

JS et Ley

vendredi 17 décembre 2010

Auschwitz I et II-Birkenau

Auschwitz et Birkenau.

De Cracovie c’est une petite balade en autobus jusqu’à Auschwitz I. Une fois là on regarde un petit film, on passe la barrière du camp qui dit en allemand “travail rend libre“... et on y est. Le site est gratuit. Une fois dans le camp, en me retournant vers la porte derrière moi et les barbelés, j’ai eu la gorge serrée, l’estomac à l’envers, tout dans mon corps a réagis. Puis, en marchant un peu à travers les baraques (et surtout étant distraite pas les groupes de touristes), ca fini par passer. Après tout, moi je vais ressortir quand je veux ! Le camp lui-même est de grandeur relativement petite et “confortable “ comparé à Birkenau. Ils ont même l’eau courante dans les baraques suite à la mort d’un MD Nazi. Pour le musée ils ont mis dans les rues de l’information sur le camp et dans différentes baraques ils ont fait des expositions. Les thèmes varies de l’extermination, les expérimentations, la résistance au sein du camp, la vie dans le camp et aussi des tonnes et des tonnes de valises, lunettes, souliers, brosses à dents, peignes, vêtements, etc qui sont seulement des exemples de ce qui ce trouvait dans la baraque Canada.

Les baraques Canada sont dans Birkenau. Ce sont les baraques où les nazis ont entassé des centaines de milliers de ces objets enlevés aux “prisonniers” à leur arrivée. Ils n’ont pas eu le temps de distribuer toutes ces choses à travers le Reich comme prévu car elles s’entassaient trop vite. La plupart des choses viennent des juifs puisque ces derniers amenaient un bagage avec eux. Afin de les garder calmes les nazis leur disaient simplement qu’ils étaient relocalisés et qu‘ils pouvaient avoir avec une valise pleine … Le nom des baraques “Canada” vient du fait qu’ils croyaient que le Canada était un pays riche.

Revenons a Auschwitz I. D’autre baraques renferment des expositions faites par les différents pays dont la population a subi les déportations à Auschwitz. Ils ont aussi mis sur les murs intérieurs des centaines et des centaines de photos individuelles des “détenus”. Plus tard les nazis, comprenant que les photos ne servaient à rien pour l’identification des corps (les personnes perdant tellement de poids, etc.), ont instauré le tatoo numérique. Ce tatoo est “exclusif” aux camps de Auschwitz. À la fin, il n’y a même plus d’identification. Il fallait juste que le plus de personnes possible disparaissent par jour.

Il y a aussi des photos des déportés où on voit les enfants avec leur mère se dirigeant sans aucune idée de ce qui les attend, vers les chambres à gaz. Ca, ca frappe. Des bébés câline ! Et puis y’a les jumeaux et triplets qui eux étaient “garder” pour les expériences médicales. Ca aussi ca te vient chercher. Tout ce que j’ai trouvé à me dire c’est: “les écœurants “ . Il y a une photo d’un petit bonhomme qui subissait les expérimentations avec ses frères…il avait tout juste 2 ans à la libération du camp. (vous verrez la photo de loin)

Après avoir lu toutes ces infos et fait le tour de A-I, on prend un autre bus pour 5 minutes pour se rendre À Birkenau. Ce qui frappe le plus ici c’est l’immensité de la place (175 hectares)et l’horreur et le sang froid des crématoires.

Et.. Le fait que maintenant y’a des résidences de l’autre coté de la rue. Oui, y’a plein de monde, qui de la fenêtre de leur salon, voient Birkenau ! ??? C’est tu juste moi où c’est bizarre ? C’est pour “conjurer le sort “? J’imagine que je n’ai pas a comprendre.

Malgré tout ce que j’écris ici et les commentaires sur les photos, Auschwitz I et II ne nous ont pas frappé autant que nous l’aurions cru. J’ai été bouleversée, oui mais pas autant. Pleureuse comme je suis, j’avais avec moi des tonnes de petits paquets Kleenex. C’est pas qu’on est sans cœur c’est juste que je croyais, par exemple, que la peine, la colère, la désolation seraient à leur plus fort tout au long des visites. Mais il faut être réaliste. Nous avons passé près de 6hrs sur les sites et on a tellement lu sur le sujet que rien ne nous a vraiment surpris. Beaucoup des photos sont “célèbres” et reprisent dans d’autres musées que nous avons déjà visités. Et puis, il faut juste pas trop “s’attarder” et laisser notre imagination s‘emballée. Je “sonne” sans cœur. (Soupir). Est-ce que ce sont des sites à voir ? Définitivement, sans aucun doute. Et les victimes et familles des victimes veulent que le plus de gens possible s’y rendent afin que ce qui s'y passa ne tombe jamais dans l’oublie. On ressort de là abattu, découragé de la nature humaine, surpris de la résilience de l’homme. C’est tellement “gros” qu’une partie de nous veut oublier et c’est cette partie là aussi je crois qui a fait que par moment dans la journée j’étais en visite dans un “Musée”, déconnectée de l’intensité. Ça fait du sens ? Une chose qui me semble évidente… aucune femme enceinte ne devrait mettre les pieds là.

Nous partons le lendemain pour Berlin et ses marchés de Noël. On a besoin de la légèreté de l’innocence…

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